Il hausse les épaules.
"Oui ça arrive quand tout le monde cri dehors, des fois il y a de la bonne viande devant la porte après, alors moi je la prends. Non on doit pas manger quand ça bouge encore. J'ai éducation quand même."
Le sourcil haut : Du bruit dehors? Il y a combien de temps? Tout en écoutant la réponse, il se rendit à la porte pour jeter un oeil.
Tout le monde dans l'auberge semble dormir il n'y a pas de bruit.
"La nuit avant cette nuit, faut pas manger la vieille viande, les gens se battent et des fois on a des cadeaux comme la viande d'oreilles pointues."
Il semble heureux d'avoir de la compagnie, et il continue de touiller et goûter.
"La nuit avant cette nuit, faut pas manger la vieille viande, les gens se battent et des fois on a des cadeaux comme la viande d'oreilles pointues."
Il semble heureux d'avoir de la compagnie, et il continue de touiller et goûter.

Et tu sais qui se bat, et pourquoi ? Règlements de comptes entre clans, familles ? Il réglerait cette histoire plus tard, mais tant qu'il avait une source d'informations sous la main...
"Maman ne veut pas que je me batte. Les hommes qui boivent sortent et s'ils ne rentrent pas chez eux ils se battent."
Il retire la marmite du feu. "C'est prêt, tu n'en veux pas ?"
Il retire la marmite du feu. "C'est prêt, tu n'en veux pas ?"

Des bagarres de soûlards? Ca semblait plausible mais de là à avoir des morts... Ceci dit, à voir l'efficacité de la garde du coin... Ta maman sait que tu fais à manger le soir avec les cadeaux ?
Il fait une pause et se gratte la tête. Je sais pas. Je crois. Elle dit qu'il faut pas gâcher la nourriture. Elle est contente quand on fait des économies et que les clients sont heureux."

Très bien, je lui en parlerai demain. Bonne nuit. L'incident remontait à la nuit précédente, il n'y avait rien de plus à faire pour le moment. Il était tard et il comptait bien dormir un peu encore. Il remonta dans sa chambre, vérifia rapidement qu'un soulard n'y était pas entrer pendant son absence et se recoucha.
La fin de la nuit se trouva fort reposante. Au point que quand le coq chanta le réveil ne fut pas brutal. En bas le bruit des volets, de la porte et des meubles qu'on bouge donnaient le coup d'envoie d'une longue journée.

Trop longue journée même. Il se vêtit rapidement, ajustant son turban à la va vite, regroupa ses affaires après avoir vérifié que rien ne manquait puis descendit pour prendre un repas. Il attendit tranquillement que quelqu'un vienne le servir pour demander : Bonjour, dites-moi, vous le connaissez la mère du bonhomme peut-être un peu simple d'esprit? J'ai des questions à lui poser.

